en ayant ainsi décidé, laomédon invita, dans son palais, phébus apollon, dieu du soleil, et poséidon, dieu de la mer .et leur dit:
_ écouter-moi, o dieux! je veux élever autour d'ilion une vaste enceinte. elle doit etre haute et forte afin d'empecher l'ennemi d'envahir ma superbe troie. vouler-vous la construire.
_volontiers,dirent les dieux.mais,une fois le travail fait,tu devras nous payer.
_certes,je vous le payerai, répondit laomédon.je vous le payerai meme fort cher; loin de moi la pensée de vous travailler pour rien.
_ entendu...
poséidon et phébus apollon se transformérent aussitot en macons et commencérent le travail.
il travaillèrent, travaillèrent, travaillèrentet, au bout d'un an, un mur haut,épais et fort entourait ilion. la construction terminée, les dieux allèrent trouver le roi.
_ le mur est-il déjà construit. leur demanda laomédon.
_ oui, des murailles hautes, épaisses et fortes, flanquées de tourelles, protègent ta ville.jamais l'ennemi ne pourra les renverser.
_c'est bien. je vous remercie,dit laomédon.
mais lorsque poséidon et phébus apollon demandérent le salaire convenu, les choses se gatèrent.
laomédon ne voulait pas tenir sa promesse:
dès lors, il inventa mille excuses pour ne pas payer et en vint à dire que ses coffres étaient vides.
_ avait-il ou n'avait-il pas d'argent. demanda léo.
_ il n'en avait peut-etre pas , mais alors il n'aurait pas du en promettre.
lorsque phébus apollon et poséidon insisitèrent pour se faire payer, le roi de troie se mit en colère et les chassa sans façon:
_ si vous ne vous en allez pas tout de suite, leur dit-il, je vous lierai les mains et les pieds et je vous vendrai comme esclaves dans une ile lointaine, après vous avoir coupé, à tous deux, les
oreilles avec mon épée. partez tout de suite.
posédon et phébus apollon, pleins de courroux, s'en allèrent. et poséidon, dieu de la mer, ordonna aux flots d'envahir la terre. aussitot,l'ondre recouvre les blés des champs, les maisons se
remplissent d'eau, les rues et les places se transforment en fleuves et en lacs. les gens épouvantés se sauvent sur les toits et se lamentent, les enfants pleurent de froid et de faim. on ne
trouve plus rien pour les couvrir, rien pour leur donner à manger.
et , au sommet de la tour, dans la chambre la plus haute du palais, laomédon, réfugié avec son fils et sa fille, appelle désespérément poséidon:
_ poséidon, pardonne-moi; poséidon, sauve-moi!
mais le dieu demeure invisible et la mer continue à inonder les champs et les maisons.
_ poséidon , pardonne-moi; poséidon, sauve-moi! sauve-moi,o poséidon , et je te donnerai tout ce que tu voudras.
alors, dans la chambre, au sommet de la tour ou le roi s'était caché avec priam, son fils et hésione, sa fille, apparait un vieillard. il porte une barbe longue et blanche et il tient à la main
le trident qui est une sorte de fourche à trois pointes.
c'est poséidon, dieu de la mer.
_ pour nous sauver, qu'exiges-tu. implore laomédon. vois notre misère: l'eau recouvre toutes choses et nous avons faim, nous avons froid.
le dieu répond:
_ je puis ordonner aux flots de retourner à la mer.
_ si l'eau retourne à la mer, o dieu, je ferai tout ce que tu ordonneras, promet laomédon.
_ et tu veux que j'aie confiance en toi . tu as menti une fois, je ne te crois plus!... sache donc que si , obéissant à mes ordres, l'eau se retire, une heure après tu devras conduire ta fille
hésione sur la grève, tu l'attacheras à un rocher et tu la laisseras seule. un de mes monstres marins surgira alors et en fera sa proie.
a suivre.......